La colère

Ça gronde ! ça tonne ! ça fait du bruit ! ça fait mal ! ça fait peur ! ça tremble ! ça hurle ! Et parfois ça ferme toutes les portes.

La colère, ça nous met hors de nous ! On s’emporte, on dit des paroles blessantes, on veut se protéger contre quelque chose, contre quelqu’un. Alors on attaque ! ça chauffe à l’intérieur. Il n’y a pas longtemps, j’ai imagé ce sentiment que je ressentais, comme un volcan qui entre en éruption. Parfois, le volcan envoie des cailloux, des rochers, parfois de la fumée, parfois de la lave. Parfois, tout sort en même temps, et c’est la grosse colère. L’émotion prend parfois possession de notre corps, comme un prolongement.

La colère, c’est un sentiment que j’expérimente depuis peu. Je l’ai déjà ressentie mais jamais exprimée. Une forte prise de conscience : la colère me fait peur. Je ne l’aime pas. Elle induit le rejet, la malveillance, l’injustice, la négativité, la blessure.

Quand on est en colère, on se fâche. Il y a indéniablement une faute et une sanction. J’associe colère et punition. Un bourreau et une victime.

La colère, je l’ai ravalée je crois bien, étant petite. Parce que je suis sensible, et que c’est un sentiment qui fait du mal, et moi, je n’aime pas faire du mal. Bien sûr j’ai compris qu’au fond, cela reflète un besoin d’amour. J’ai réprimé, étouffé, enfouie cette colère au fond de moi. J’ai voulu la faire taire, l’emprisonner, inconsciemment. Résultat, une vésicule en moins ! Bon, on peut vivre sans mais je comprends aujourd’hui le pourquoi du comment !

Et puis la gorge, toujours la gorge. Deux opérations. Aurais-je de sérieux problèmes de communication ? La réponse est oui. Je n’ai jamais dit, de peur de froisser, car les mots m’ont froissée. Je n’ai jamais crié, car j’ai entendu les cris. La colère, elle évoque de douloureux souvenirs qui ressurgissent.

La colère de l’indifférence, la colère de la différence, la colère du sentiment de solitude. J’en ai pleuré des larmes. Avec la colère, c’est maintenant que nous faisons connaissance. Je l’entends, je la sens monter en moi. Elle m’oppresse, et fait ressortir ce que je n’aime pas.

Il y a eu quelque chose de nouveau qui s’est récemment produit. J’ai dit, sans avoir peur de froisser (en faisant tout de même attention aux mots). J’ai affirmé ma position, défendu mon point de vue. J’ai fait face à l’incompréhension, les critiques, le rejet, l’isolement. La colère a montré ses grands yeux noirs et a hurlé en moi. La colère est puissante. Elle peut se transformer en tornade, en haine. Elle réveille notre part d’ombre. Personne n’aime l’ombre. Personnellement, je préfère le soleil. Mais pourtant, elle m’a traversée. Elle est sortie de moi, à travers ma bouche, à travers mon corps.

Sous les traits de la colère, après coup, j’y ai vu la lumière. Bravo ! Tu as enfin osé ! Défendre ton point de vue. Affirmer qui tu es. T’affirmer.

J’ai découvert l’estime de soi. S’aimer, se protéger. Accepter. Accepter sa propre colère. Accepter de s’exprimer, d’exister. Accepter de plaire ou de déplaire. Accepter la colère de l’autre. A chacun sa colère, à chacun son histoire.

La colère, c’est parfois un monstre caché dans le placard et quand quelqu’un ouvre la porte, ça fait peur. On ne veut plus réveiller le monstre qui dort.

La colère est un message. La colère est nécessaire. La colère est bénéfique. La colère exprime mon désaccord et mes convictions. La colère est à entendre, à comprendre, et à maîtriser avec amour.

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