La tristesse et le pouvoir des larmes

J’expérimente, sans cesse, et en ce moment avec beaucoup de compréhensions en peu de temps. Cela chamboule et doit sortir !

La tristesse. Je l’associe au repli sur soi, à la transparence, et au blocage.

La tristesse est également une réaction suite à un évènement. On peut se sentir blessé(e) et être triste. On peut se sentir seul(e) et être triste. On peut perdre quelqu’un ou quelque chose et être triste. On peut se sentir différent(e) et être triste. On peut se sentir rejeté(e) et être triste. On peut se sentir démuni(e) et être triste. On peut craindre et être triste. On peut être en colère et être triste…

La tristesse a plusieurs visages. Fonction de notre histoire, elle va se révéler de façon différente. Notre corps réagira de façon différente. Fonction de notre propre compréhension, nous verrons ou pas la cause de notre tristesse.

Les émotions sont complexes parfois, et comme les trains, une émotion peut en cacher une autre.

Face à une personne triste, le premier message envoyé ne sera pas forcément clair. Au premier abord, elle pourra être effacée, nerveuse, très sensible ou susceptible.

La tristesse est difficile à exprimer parfois, dans un monde où les apparences et le paraître sont si prédominants. On se prend en photo sous le meilleur angle, on atténue ses défauts à l’aide de filtres, on se montre sous un jour parfait, ensoleillé. Comme un masque que l’on porte pour ne pas montrer sa sensibilité.

La tristesse montre une part de notre sensibilité. La colère elle, pourrait s’apparenter parfois à quelque chose de plus positif « la force » et donc plus facile à exprimer.

La tristesse est un vaste champ qui met en lumière nos émotions et nous permet de les drainer à l’aide des larmes. S’autoriser à ouvrir les vannes, sans passer pour quelqu’un de « trop » sensible. Juste sensible et vivant.

Certains se cachent pour pleurer, avec pudeur. Certains enfants s’étonnent de ne pas voir pleurer leurs parents. N’ont-ils point de larmes ? Pourtant ils perçoivent bien cette tristesse. Personnellement, ma fille a exprimé sa tristesse face à une tristesse que je n’exprimais pas moi-même et qui pourtant était bien présente !

Pleurer. On dit « Pleurer comme un bébé ». On dit aussi « Grandis ! Tu n’es plus un bébé ! ». Donc… « Je grandis et je ne pleure plus ?? » Hé oui ! Je dirai même… hélas !

Je pleure parce que si mon corps fabrique des larmes, elles sont faites pour sortir et non pas être ravalées ; sinon on finit par se noyer ! Je pleure parce que j’évacue un trop plein et j’évite de tout bloquer et contenir à l’intérieur. Je pleure parce que j’ai mal, je souffre et que c’est une réalité. Je pleure parce que je suis humain. Je pleure parce que cela fait du bien et on se sent bien plus léger après. Le soleil vient toujours après la pluie !

Pleurer est quelque chose de très intime. Plus on grandit, et plus il me semble difficile d’accueillir nos larmes. Elles sont pourtant si précieuses ! Pleurer à chaudes larmes dans les bras de quelqu’un, c’est se donner corps et âme. Corps et âme.

J’ai lu récemment que les larmes éteignent les feux de la colère, apaisent, font baisser la température, régulent, nettoient. Parfois, ce seront de fines gouttes de pluie, à peine perceptibles. Parfois, elles rouleront sur nos joues sans effort. Parfois, une seule larme sera un concentré. Parfois, elles dévaleront sur notre visage avec force et chaleur. Comme un filet d’eau, un fleuve, un torrent ou une rivière, elles proviennent toutes de la même source : nous-même.

Alors, ne tarissons pas la source.
Laissons-la jaillir, et couler en toute liberté.

Être triste, cela permet également de goûter pleinement à la joie.

D’ailleurs, on pleure également de joie ! A méditer… 😊

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